Echange sud Sud entre Madagscar et le Burkina Faso

 

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Le 24 au 28 Septembre 2018 dernier, Madagascar recevait les experts du Burkina Faso dans le cadre d’un échange Sud – Sud de partage d’expériences et de compétences sur la REDD+. C’est le Bureau National de Coordination de la REDD+ à Madagascar qui a organisé l’échange et accueilli les visiteurs dans ses locaux. L’échange a duré 05 jours comprenant des ateliers de partage, une visite sur terrain et un évènement culturel promouvant la diversité culturelle.

Le Burkina Faso a choisi Madagascar comme Pays hôte

Le Burkina Faso comme Madagascar figurent parmi les pays ayant adopté le mécanisme REDD+. Malgré les spécificités dans les démarches et étapes entamées, Madagascar présente plus ou moins le même contexte socioéconomique et physique en terme des moteurs de déforestation et dégradation des forêts que le Burkina Faso. Cette similarité ainsi que les avancées de Madagascar dans le mécanisme REDD+ a fait d’elle un bon choix entant que Pays d’accueil.

En effet, Madagascar aura bientôt complété sa phase de préparation. Le pays dispose d’une bonne expertise dans la conduite du processus de préparation d’une stratégie REDD+ efficace et cohérente et de ses cadre de mise en œuvre (MNV, sauvegarde, gestion des plaintes, etc) ainsi que la mise en œuvre de projets pilotes REDD+. Il a fini l’élaboration d’un programme juridictionnel qui a été approuvé par le Fonds carbone du FCPF et signera prochainement un accord de vente de carbone pour son premier Programme National de Réduction des Emissions. Cette réussite de la phase préparatoire est un modèle encourageant pour les autres pays comme le Burkina Faso.

Partage des bonnes pratiques autour de la REDD+

L’objectif de l’échange entre les deux pays était de partager les expériences ainsi que les bonnes pratiques qui permettent la mise en place efficace et pratique des éléments de la REDD+, à savoir les éléments stratégiques et les composants du cadre de mise en œuvre.

Les thématiques traités durant la semaine d’échange comprenaient essentiellement l’organisation et le processus d’élaboration de la stratégie Nationale REDD+ et de ses cadres de mise en œuvre, le montage d’un Programme juridictionnel et enfin, le fonctionnement pérenne du dispositif MNV et du système d’information sur les sauvegardes.

Pour le Burkina Faso, il s’agissait principalement de renforcer en capacité ses experts en charge de la mise en œuvre du processus REDD+ pour la conduite des phases 1 et 03 de la REDD+ grâce à l’expérience de Madagascar.

Pour Madagascar, l’échange contribuait à acquérir des expériences et des connaissances à travers les expériences du Burkina Faso avec le Programme d’investissement forestier (PIF) notamment sur l’engagement et la mobilisation des parties prenantes, la gestion des plaintes et, dans l’utilisation de nouveaux outils en lien avec le MNV ainsi qu’à apprendre la démarche d’une recherche de Fonds pour accroitre les investissements initiaux dans le Programme REDD+.

 

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Les valeurs ajoutées pour Madagascar

Madagascar retient de ces échanges que l’efficacité dans le Programme d’Investissement Forestier (PIF) du Burkina Faso s’appuie sur une intervention pluri-approche à savoir : (i) une approche de gestion des aires protégées qui privilégie un aménagement participatif, des investissements et un renforcement des capacités organisationnelles, (ii) une approche communale qui établit un Plan de Développement Intégré Communal REDD+ dans toutes les communes, (iii) une approche communautaire à travers des appels à projets permettant de financer des activités de réduction d’émissions et de développement rural, et enfin, (iv) une approche filière qui met en œuvre des politiques nationales en étroite collaboration avec le secteur privé, du type production « zéro déforestation ».

Durant l'échange avec l’équipe REDD+ du Burkina Faso, Madagascar a aussi découvert une méthodologie de comptabilisation de carbone agricole : le SALM dont l’objectif est de restaurer les terres dégradées afin d'améliorer la productivité de l'agriculture, de renforcer les capacités d'adaptation aux changements climatiques et d’atténuer l'impact des GES par la séquestration du CO2. Pour les aspects Sauvegarde, l’établissement d’un protocole d’accord avec les institutions nationales peut fédérer les acteurs dans l’alimentation du Système d’Informations sur les Sauvegardes (SIS).

Le Burkina Faso a également confirmé lors des partages d’expériences la nécessité de mobiliser plus de fonds pour la promotion des activités génératrices de revenus (AGR) et la mobilisation sociale afin d’accompagner la mise en œuvre de la Stratégie Nationale REDD+. L’expérience du Burkina Faso démontre que la recherche d’initiatives locales REDD+ ne contribue qu’à une diminution minime de la déforestation si aucun investissement n’est effectué pour la mobilisation sociale et la création d’alternatives efficaces à la déforestation. Par ailleurs, la transparence dans l’utilisation des fonds et la communication sur les montants octroyés instaurent une relation de confiance avec les acteurs REDD+ et les bénéficiaires des Fonds.

#Act4ReddMada

Un nouveau Coordonnateur pour le BNC-REDD+

Le Ministère de l'environnement, de l'Écologie et des Forêts a le plaisir de vous informer de la nomination de Madame RAKOTOSOA Andrianina au poste de Coordonnateur du Bureau National de Coordination REDD+.

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