L'autonomisation des jeunes dans la REDD+: un processus en route

 

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Touchant des acteurs multi-secteurs et multi-genres, le processus REDD+ à Madagascar admet des objectifs de développement consacrés aux populations rurales. Dans ces objectifs de développement se distingue une volonté de renforcer la participation des populations locales en considérant particulièrement les jeunes et les femmes.

Le Bureau National de Coordination REDD+ collabore depuis 2017 avec L'Alliance Africaine pour la Justice Climat (PACJA) qui est une coalition continentale d'organisations de la société civile dont l'objectif est de mobiliser et de responsabiliser la société civile africaine afin de garantir la mise en place d'une justice environnementale et climatique pour tous les peuples d'Afrique. Cette collaboration s’effectue à travers l’association Gasy Youth Up avec laquelle le BNC REDD+ effectue des activités de renforcements de capacité des OSC qui ont pour finalité de les mobiliser dans les activités REDD+ et de faire intégrer la Stratégie Nationale REDD+ dans leurs domaines d’intervention.

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Le 07 et 08 Février 2019, une session de formation a été tenue à Brickaville dans la Région Atsinanana, mettant l’objectif sur l’autonomisation des populations locales, en particulier des jeunes, dans la lutte contre le changement climatique et la mise en œuvre de la REDD+. La formation a été conduite selon une approche participative consistant à mettre au profit de l’ensemble des participants, les idées de chacun en lien avec la Stratégie nationale et les plans d’actions REDD+ pouvant répondre aux problèmes de déforestation dans la localité de Brickaville. Des thématiques très ciblées comme le mécanisme de gestion de plaintes et le processus de planification des initiatives et activités REDD+ ont été abordés. Les participants ont également bénéficié de renforcement de connaissances sur le leadership, le développement durable et le montage de projet.

Les jeunes du district de Brickaville ne seront pas les seuls à bénéficier de ce programme ; les actions se poursuivront dans d’autres districts de la zone du Premier Programme de Réduction d’Emissions « Atiala Atsinanana », avant son opérationnalisation.

Une session d’échanges sur les méthodologies de classification des utilisations et occupations des terres et les bonnes pratiques dans le suivi forestier et la restauration

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Un accord de collaboration gagnant

Le Bureau National des Changements Climatiques, du Carbone et de la REDD+ (BN-CCCREDD+) et l’Association FANC Madagascar (Finnish Association for Nature Conservation) du Projet Manondroala ont signé un accord de collaboration concernant le renforcement de capacité et l’appui technique pour les agents du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD). Le renforcement de capacité s’effectue à travers des échanges et une standardisation des méthodes employés pour la cartographie forestière, le suivi de la déforestation, la gestion et suivi forestier et l’évaluation des stocks de carbone.

En effet, le BN-CCCREDD+ à travers sa Division Méthodologique qui s’occupe de la « Mesure, Notification et Vérification de la REDD+» (MNV) et le Laboratoire d’Observation des Forêts qui est en charge de la production des données d’activité y afférentes, est l’Institution qui effectue tous les suivis et les rapportages MNV pour la REDD+ à Madagascar. Il effectuera également la mesure des performances de Réduction d’émissions des programmes REDD+. Par ailleurs, le Projet Manondroala dont les zones d’intervention sont Andasibe des forêts humides de l’Est et Ankarafantsika des forêts sèches de l’Ouest travaille sur la cartographie de la dégradation des forêts, la restauration des paysages forestiers et l’appui aux communautés locales. Le projet a pour objectif de créer des centres d’expertise dans ces zones pour acquérir des échanges d’expérience dans ces domaines.

La complémentarité de ces deux missions est la raison pour laquelle ce partenariat est plus que jamais pertinent ; permettant ainsi de capitaliser les bonnes pratiques tout en harmonisant et coordonnant les travaux effectués par les deux parties.

Une session d’échange à Andasibe

1Une session d’échange a été réalisée dans le cadre de l’accord de collaboration. Elle s’est tenue à Andasibe du 11 au 14 Juin 2019 comptant parmi les institutions représentées : La Direction Générale de l’Environnement et des Forêts, La Direction de la Gestion des Ressources Naturelles du MEDD, La Direction de la Communication et du Système d’Information du MEDD, Le BN CCCREDD+ et Le Projet Manondroala 2.

Durant la session, les techniciens ont échangé sur une classification commune des utilisations et occupations des terres pour l’écorégion humide qui concerne le Programme « Atiala Atsinanana » de Réduction d’Emissions. Ils ont également échangé sur les principes d’interprétation et de classification des images satellitaires. Des exercices sur terrain étaient le meilleur moyen de se mettre en situation réelle et de mettre en pratique les échanges théoriques d’une durée de trois (03) jours. Tout cela avec finalité d’améliorer l’expertise des techniciens nationaux. Une expertise qui sera employée dans le traitement des données collectées de la formation concernant deux sites pilotes qui sont Mantadia & Analamazaotra.

Une Formation des acteurs locaux sur les processus, les cadres et les outils constitue la prochaine étape. Prévue vers Octobre 2019, elle permettra de mettre en place toutes les compétentes pour l'opérationnalisation de la REDD+ à Madagascar.

Sensibilisation régionale pour l'équité homme-femme dans la REDD+

 

Le Bureau National des Changements Climatiques, du Carbone et de la REDD+ a effectué, avec l’appui de la Banque Mondiale, des ateliers de sensibilisation régionales pour la lutte contre la déforestation et la participation active des femmes et des jeunes dans le processus REDD+.


IMG 3919Promouvoir un environnement favorable à la prise en compte du genre fait partie des défis importants de la REDD+. Important dans la mesure où la participation effective des femmes constitue la réelle garantie qu’elles bénéficient des avantages du mécanisme ; que ce soit à travers le partage des revenus de la REDD+ ou à travers les bénéfices économiques, sociales et environnementales offerts par les initiatives REDD+. Si la participation des femmes dans la consultation et la concertation en lien avec la REDD+ permet de connaitre leurs besoins et leurs préoccupations ; leur participation dans la prise de décision et dans l’accès et la gestion des ressources naturelles permet de répondre à ces besoins stratégiques dans la mise en œuvre de la REDD+.

 La population rurale qui atteint jusqu’à 80,5 % de la population Malagasy représente les bénéficiaires et les acteurs dans la REDD+. Il faut souligner que plus de la moitié de cette population rurale sont des femmes et que ce chiffre représente une trop grande proportion pour être négligée ou marginalisée. Par ailleurs, 53,8 % de la population Malagasy sont des jeunes, actifs et conscients pour la gestion durable des ressources forestières et les initiatives d’augmentation de la couverture forestière.

IMG 3851Des enquêtes ont été menées dans quatre (04) régions de Madagascar afin d’identifier les écarts entre les sexes et les obstacles pour l’intégration des femmes dans la REDD+. Deux (02) de ces régions font partie du Programme de réduction d’émissions « Atiala Atsinanana ». Les résultats de ces études appuieront le développement d’un plan d’actions genre dans la mise en œuvre de la Stratégie Nationale REDD+ à Madagascar à travers le Programme.

Les ateliers régionaux avaient pour objectif de restituer les résultats des échanges et des réalités constatées afin de sensibiliser à des actions spécifiques allant vers la gouvernance participative et la mise en œuvre participative dans la REDD+. Ces ateliers étaient également l’occasion de tester la compréhension par les groupes cibles de plusieurs outils spécifiques de communication pour le genre. Il a été constaté que l’autonomisation et la valorisation des femmes et des jeunes dans les secteurs de développement dépendent principalement des efforts effectués à l’endroit de schémas socio-culturels très marqués au niveau local qui sont jusque-là en défaveur des femmes.

Les résultats finaux ainsi que les actions stratégiques priorisées dans le cadre de la REDD+ seront disponibles le mois de Juillet 2019 après sa validation officielle avec les partenaires concernés.

Les forêts et l’éducation : apprenons à aimer les forêts

 

Le 21 Mars 2019, une journée consacrée pour la mise en valeur des forêts au niveau international. Le Bureau National en charge de la Coordination du processus REDD+ à Madagascar participe à la Journée Internationale des Forêts au Silo National des Graines Forestières (SNGF).

Réduire les émissions dues à la Déforestation et la Dégradation des Forêts dépend principalement de la valorisation des forêts. Pour cette dernière, la REDD+ constitue une motivation de taille car si pendant longtemps le public a cru que le seul moyen de valoriser et de monétiser les ressources forestières est de les convertir en bois énergie et bois d’œuvre ; nous pouvons désormais lui dire que la REDD+ peut apporter une valeur économique et financière à la conservation de nos forêts et à les maintenir « en vie et en santé ».

Dans son premier Programme de Réduction d’Emissions (PRE), Madagascar met en œuvre de nombreuses activités de conservation mais aussi d’agriculture alternative à la déforestation. C’est dans ce cadre que le BNC REDD+ participe activement à la Célébration de la Journée Internationale des Forêts.

 

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Cette année 2019, le thème choisi est « Les forêts et l’éducation : apprenons à aimer les forêts ». La célébration a duré deux jours dont le premier était consacré à un reboisement à Angavokely, et le deuxième a été consacré aux expositions informatives. La célébration a été marquée par la présence de Monsieur Alexandre GEORGET, Ministre de l’Environnement et du Développement Durable.

Le Bureau National aborde ce thème en appuyant sur la mise en œuvre de la REDD+ dans le Programme de Réduction Atiala Atsinanana qui doit plus que jamais intensifier la lutte contre la déforestation à travers une communication de changement de comportement mais aussi à travers les activités développées dans la Stratégie Nationale REDD+. Le thème étant axé sur l’éducation, un grand nombre de jeunes et étudiants ont été attirés par l’ évènement . La célébration de la Journée Internationale des Forêts est un moyen comme un autre d’attirer plus de communications et plus d’investissements pour les forêts, surtout dans le contexte alarmant de changement climatique où nous nous trouvons.

 MADAGASCAR A LA CONFERENCE GLOBALE DE PROGRAMMATION DU FONDS VERT POUR LE CLIMAT – COREE DU SUD AOUT 2019

 

Madagascar a participé à la Conférence globale de programmation du Fonds Vert pour le Climat (FVC) qui s’est tenu à Songdo Corée du Sud du 19 au 23 août 2019. Cette conférence fut une occasion d’échange et de partage entre le Secrétariat du FVC, les Autorités Nationales Désignées (AND) des pays bénéficiaires des fonds, les Entités Accréditées ainsi que les scientifiques représentés entre autres par l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM). Parmi les principaux points de discussion figurent la phase de reconstitution du fonds et la programmation de l’ambition. En effet, les Contributions Déterminées au niveau National (CDN) soumises en amont de la CoP21 en 2015 et qui contiennent les engagements des pays dans la lutte contre le changement climatique ne permettent pas encore d’atteindre l’objectif de limitation de l’augmentation des températures. Selon le Rapport Spécial du Groupe Intergouvernemental des Experts sur l’évolution du Climat (GIEC) sorti en octobre 2018, cette limite doit être maintenue à un réchauffement n’allant pas au-delà de 1,5°C d’ici à 2100, au risque d’assister à un dérèglement irréversible du climat. Voilà pourquoi les pays sont tenus de relever leurs ambitions tous les cinq ans en révisant leurs CDN. Le FVC est un des instruments financiers mis en place par la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (UNFCC) pour appuyer à atteindre cet objectif.

 

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Mr Alexandre Georget, Ministre de l’Environnement et du Développement Durable était à la tête de la délégation malgache qui a participé à cette conférence, avec Mme Lovakanto Ravelomanana, Directeur du Bureau National des Changements Climatiques, du Carbone et de la REDD+ (BN-CCCREDD+). Le lundi 19 août 2019, le Ministre a été parmi les panelistes sollicités par le Secrétariat du FVC pour discuter autour de la thématique de la Programmation de l’ambition. Le panel fut ainsi composé de : Mr Alexandre Georget Ministre de l’Environnement et du Développement Durable de Madagascar ; Mme Arlette Soudan-Nonault Ministre du Tourisme et de l’Environnement de la République du Congo ; Mr Pierre Hele Ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable du Cameroun ; Mr Elmahdi Arrifi Directeur Général de l’Agence pour le Développement Agricole du Royaume du Maroc ; et Mr Khatim Kherraz Secrétaire Exécutif de l’Observatoire du Sahara et du Sahel. Le Ministre Alexandre Georget n’a pas manqué d’exposer les efforts entrepris par Madagascar pour atteindre les engagements inscrits dans ses CDN : augmenter la capacité de séquestration des puits de carbone de 32% et réduire les émissions de gaz à effet de serre de 14% d’ici à 2030. Les actions entreprises portent sur le reboisement à grande échelle, la protection et la conservation des forêts, la lutte contre les feux de brousse, la promotion des énergies renouvelables, l’efficacité énergétique ou encore le traitement des déchets. Il a aussi tenu à remarquer que Madagascar figure dans la liste des  pays les plus vulnérables face au changement climatique. L’adaptation est donc une priorité.

Il a cependant souligné que les activités portant sur le changement climatique ne doivent pas entraver le développement et la lutte contre la pauvreté mais doivent aller de paire. Par ailleurs, il a mis en évidence que mener des initiatives d’atténuation de grande envergure, indispensables à la limitation du réchauffement global, nécessite des appuis financiers et technologiques de la part des pays développés, grands responsables du changement climatique. En effet, les émissions de l’ensemble des pays en développement ne représentent que moins de 5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Face à cette urgence, Madagascar compte obtenir des appuis conséquents de la part du FVC pour parvenir à une économie faible en émission de carbone et une société résiliente au changement climatique. Le Ministre a eu l’occasion de transmettre ce message au FVC lors de son entrevue avec Mr Yannick Glemarec, Directeur Exécutif du fonds.

La fusion du BNC REDD+ avec le BNC CC

Madame RAVELOMANANA Lovakanto nommée Directeur du Bureau National des Changements Climatiques, du Carbone et de la REDD+.
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 Avis de clôture du Fonds initial de la Banque Mondiale pour la préparation à la REDD+
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